L’affaire Abderrahim Fakir connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Après la diffusion, par plusieurs médias italiens, d’extraits de la bodycam portée par l’un des policiers intervenus lors de son interpellation, l’avocat de la famille du défunt, Me Fabio Anselmo, a officiellement saisi le parquet de Bologne pour demander l’ouverture d’une enquête sur l’origine de cette divulgation.
Dans une requête adressée le 27 juillet au parquet de la République près le tribunal de Bologne, la défense sollicite des investigations urgentes afin d’identifier la personne à l’origine de la diffusion d’images issues d’un enregistrement versé au dossier d’instruction. Selon l’avocat, cette divulgation pourrait constituer une violation du secret de l’enquête.
La défense privée d’accès aux images
Me Anselmo rappelle avoir demandé officiellement une copie de cette vidéo dans le cadre de la procédure. Cette requête avait été rejetée au motif que les images faisaient partie du dossier d’instruction et étaient couvertes par le secret de l’enquête.
Or, souligne la défense, des extraits de cette même vidéo ont entre-temps été diffusés dans plusieurs journaux télévisés nationaux en Italie, alors que les proches d’Abderrahim Fakir n’y ont toujours pas eu accès.
Pour l’avocat, cette situation soulève des interrogations sur le respect des garanties procédurales et sur les conditions dans lesquelles des éléments confidentiels ont pu être rendus publics avant d’être communiqués aux parties concernées.
Un nouveau volet judiciaire
Dans sa requête, Me Anselmo estime que les images diffusées ne peuvent provenir que de personnes légalement détentrices de cet enregistrement, qu’il s’agisse de son auteur ou de personnes y ayant eu accès dans le cadre des investigations judiciaires.
L’avocat demande ainsi au ministère public de diligenter des investigations afin d’identifier l’auteur de cette fuite et, le cas échéant, d’engager les poursuites prévues par le droit italien en matière de violation du secret de l’instruction.


